Archive for the 'Culture' Category



Grand Prix des lycéennes du magazine ELLE

Le 24 mai a été proclamé le premier prix des lycéennes de ELLE à la Colombia University de Paris.

Les jeunes filles ont voté pour  La couleur des sentiments de Kathryn Stockett.

Le roman est disponible au CDI

Une élève de Première STG du lycée à participé à ce vote cette année. Merci à elle d’avoir tenté de lire tous les romans de la sélection !

Ce roman se passe aux Etats-Unis dans les années 60 ; alors que la ségrégation pèse sur les relations entre blancs et noirs, une jeune femme blanche va rencontrer les bonnes des maisons aisées d’une ville du Mississippi et écrire les témoignages de la vie des ces femmes.

Notons que les Lectrices adultes de Elle ont aussi choisi ce roman, deux jours plus tard…

Une adaptation cinématographique réalisée par Tate Taylor sortira en France en  novembre 2012.

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Catherine Hermary-Vieille au CDI-Lycée

Les élèves de l’enseignement d’exploration « Littérature et société » ont reçu  le jeudi 14 avril, au  CDI,  l’auteur de romans historiques Catherine Hermary-Vieille.

C’ ‘est la mairie de Nice qui a permis cet échange, et plus particulièrement l’équipe de Raoul Mille.  Cette opération existe depuis deux ans et s’inscrit dans une démarche de lutte contre l’illettrisme.

Catherine Hermary-Vieille est venue faire partager  à ces jeunes lecteurs, « le cheminement l’ayant conduit à l’écriture ».

Trois ouvrages ont été choisis pour la rencontre :

La Pointe aux tortues, Flammarion, 1994

Le Gardien du phare,  Albin Michel, 2007

Les Années Trianon,  Albin Michel, 2009

Elodie Bouhier et Joanna Pepin  Lehalleur  nous relatent à leur façon les échanges :

Compte-rendu de la visite de Catherine Hermary-Vieille

 Nous avons reçu le jeudi 14 avril, au C.D.I du parc Impérial, l’écrivaine Catherine Hermary-Vieille. Celle-ci, bien qu’étant française, vit à Washington. Elle écrit tout de même ses livres en français : elle nous explique que les Américains sont peu intéressés par la littérature française. Elle a été journaliste en 1985 et 1986 mais est maintenant écrivaine.

 Quelle est sa conception de l’écriture et de son écriture ?

Elle commence par nous par nous dire qu’il faut écrire pour être lu. Car si tous ses carnets étaient restés au fond de ses tiroirs, et qu’elle n’avait pas été publiée, ses personnages n’auraient pas pu prendre vie. Il faut écrire comme cela nous vient, et non en pensant au lecteur. Car en écrivant pour soi, on peut plus facilement toucher les autres. Elle a évoqué certains écrivains à qui les éditeurs demandaient d’écrire de la romance, de l’aventure… et qui écrivaient donc sur demande. Elle ne considère pas cela comme de l’écriture. Car elle-même écrit avec l’inspiration, qui lui vient le plus souvent le matin. Elle trouve ses idées de romans grâce à ses voyages, ses rencontres, ses discussions… L’écrivaine a eu l’air de se sentir tout de suite à son aise face à nous.

 Quels sont les coulisses de ses livres ?

Elle nous parle ensuite de ses livres, en commençant par La marquise des ombres : en écrivant ce livre, elle a redonné vie à une femme peu connue de l’Histoire, et c’est cela la magie de ses livres. Elle évoque ensuite La pointe aux tortues, un livre né d’un voyage à Cuba. Pour l’écrire, elle a passé beaucoup de temps sur cette île, elle a rencontré des Cubains ayant vécu la révolution évoquée dans son livre. Elle insiste beaucoup sur la véracité de ses informations. Ensuite, elle nous parle de son livre Les Années Trianon sur lequel elle a fait beaucoup de recherches. Les moindres détails de toilette, d’habitude son étudiés, pour nous donner une idée précise du milieu dans lequel se passe l’histoire. Avec tous ces romans historiques, Catherine Hermary-Vieille se définit justement comme une historienne, qui, à travers des romans, relate des faits véridiques. Mais elle écrit tout de même des romans fictifs, dont Le Gardien du phare, dont elle nous parle ensuite. A la suite d’une question posée sur la violence de ce livre et sur la vie difficile des personnages, elle nous explique que c’est dans ce livre qu’elle exprime l’agressivité qu’elle garde en elle. Selon elle, l’être humain a toujours une part de violence, qu’il doit exprimer d’une manière ou d’une autre. Et écrire est la meilleure façon de le faire. Quand elle nous parle de ses livres, elle a l’air heureuse, épanouie, et nous sentons tout le plaisir qu’elle prend à écrire.

 La séance se termine par environ dix minutes de lecture. C’est un extrait de Dracula, de Bram Stoker, qu’elle nous lit. Elle veut, avec cet extrait, nous montrer l’importance des descriptions. En effet, elle considère que les lieux, les personnages, l’ambiance du récit doivent être décrits pour que le lecteur soit immergé dans l’histoire.

Quand la cloche sonne, et que nous devons quitter Catherine Hermary-Vieille, les avis semblent mitigés. Malgré quelques avis critiques, je garde personnellement un bon souvenir de cette séance, jugeant tout de même que l’écrivaine nous avait parlé trop simplement, nous prenant sans doute pour moins bons lecteurs que nous sommes.

BOUHIER  Elodie,  2nde 12

UN METIER DE LIBERTE

J’ai entrepris de lire un des ouvrages de Catherine HERMARY-VIEILLE lorsque j’ai été avertie de sa visite prochaine. J’ai choisi Les Années Trianon, relatant la vie royale de Marie-Antoinette. J’ai donc pu découvrir une partie de l’auteure à travers son œuvre. Ainsi, j’ai appris sa passion pour l’Histoire. Mais la rencontre du jeudi 14 avril m’a permis, ainsi qu’aux élèves de seconde, d’en apprendre plus sur le métier d’écrivain ainsi que sur Mme HERMARY-VIEILLE.

 L’auteure est enfin arrivée. Une femme mûre, à l’aise et souriante, s’est présentée et, après avoir complimenté le CDI du lycée, a entamé une longue tirade : l’écrivaine a commencé par nous faire part de son point de vue sur l’écriture.

Pour elle, l’art est une expression personnelle qui peut avoir différentes interprétations selon sa sensibilité. Dans le mot art, l’auteure regroupe la peinture, la littérature et toutes les œuvres qui sont fruits de notre imagination. Par exemple, lors de la lecture d’un livre, l’interprétation du lecteur ne sera pas la même que celle de l’auteure. Catherine HERMARY-VIEILLE le souligne: « L’œuvre n’est jamais immobile, jamais figée ».

Écrire, c’est communiquer, c’est « créer un univers qui ne dépend que de soi. », nous dit-elle. Mais même si l’on souhaite communiquer, « on n’écrit pas pour faire plaisir aux autres, on écrit pour soi ».

Nous avons pu constater qu’écrire lui procurait vraiment du plaisir. En effet, l’écriture permet d’échapper à son destin, elle ne connaît pas de limites. Contrairement à notre vie, l’écriture est une liberté totale. L’imagination devient alors un pouvoir.

Ensuite, Catherine HERMARY-VIEILLE nous incite au plaisir de l’écriture en nous rappelant que nous avons tous un monde en nous, et que chacun à la capacité de l’exprimer.

Nous avons aussi pu remarquer que l’auteure est attaché à l’identité, et elle la défend. Cette dernière, nous raconte-elle, prend une grande importance quand on vit aux États-Unis.

Nous avons donc compris que, se tenait devant nous une femme passionnée, et avide de faire partager sa connaissance.

 Après en avoir fini avec les vertus de l’écriture, l’auteure décide de nous parler un peu d’elle et de ses procédés d’écriture.

Pour écrire, elle s’inspire de ses voyages et de ses rencontres. En effet, le monde réel influe sur le monde imaginaire et inversement. Nous avons pu apprendre qu’elle avait été journaliste, et qu ‘elle s’était rendue au Liban, avec comme prix à payer, l’insécurité.

Ensuite, elle nous confie qu ‘elle aime écrire le matin, et qu’elle retranscrit sur ses cahiers -et non à l’ordinateur !- ce qu’elle souhaite partager.

Puis, elle nous parle de quelques uns de ses livres.

Par exemple, La Pointe aux Tortues est un livre inspiré de son voyage à Cuba.

Après plusieurs questions posées sur le Gardien du Phare, elle nous confie que cet ouvrage lui tient beaucoup à cœur. C’est un livre parlant de la violence des liens sociaux.

En général, dans ses ouvrages, il y a une récurrence totale de la violence, et les protagonistes sont très souvent des femmes.

 Plus tard, nous posons des questions sur sa passion de l’Histoire.

En écrivant un ouvrage historique, Catherine HERMARY-VIEILLE., a l’impression de redonner vie à des personnages, que seul le temps sépare de nous.

La lecture des Années Trianon, livre historique, m’a rappelé le film Marie-Antoinette, et j’ai donc eu l’occasion de lui demander si elle s’était inspirée de la mode lancée par Sofia Coppola. Me répondant un peu côté, elle m’a avoué que le film lui avait plu au niveau de la mode, les costumes étaient splendides, comme les coiffures et le palais de Versailles. Or, dans ce film elle a pu noter des erreurs historiques.

 A la fin de l’entretien, elle illustre sa visite en nous lisant un passage de Dracula, s’intitulant Les Dents de la Nuit, écrit pas Bram Stoker.

Elle nous montre les procédés d’écriture d’un grand écrivain : la description des lieux qui doit plonger le lecteur dans l’ambiance, par exemple.

 L’entretien avec Mme Catherine HERMARY-VIEILLE s’est donc déroulé de manière très agréable. Nous avons eu en face de nous, quelqu’un de chaleureux et ouvert d’esprit, contrairement à certains écrivains.

Cependant, nous avons pu parfois avoir l’impression que l’auteure avait une idée préconçue de notre génération. En effet, elle s’est adressée à nous en pensant que nous n’aimions pas lire. En témoigne cette lecture finale, qui nous a rappelé la petite école…

Pour ma part, je reste sur une note plutôt positive de cet entretien. Nous continuerons donc à lire, car, comme l’a si bien dit Mme HERMARY-VIEILLe, « les livres n’existent que parce qu’ils sont lus » !

PEPIN LEHALLEUR  Joanna  2nde 12



Printemps des poètes : nous avons choisi les gagnants du concours de poésie

Au mois de mars, nous vous proposions un concours de poésie sur le thème retenu par le Printemps des poètes « d’Infinis Paysages ».

exposition au CDI

Il fallait écrire la suite du poème d’Andrée Chédid  « L’autre »

Découvrez nos quatre gagnants inspirés par les mots du poète… leur texte est en bleu

Anouk, en terminale

« Je est un autre. » Arthur Rimbaud

A force de m’écrire

Je me découvre un peu

Je recherche l’Autre

J’aperçois au loin

Ce qui est en moi

Sous les mots acides

Un tourbillon rapide

Et angoissant – et beau

Contenu qui renâcle

L’inconnu

– Cette image sans paroi


Sonia, en Terminale

A force de m’écrire

Je me découvre un peu

Je recherche l’Autre

J’aperçois au loin

Flottant sur la grève

Une ombre dont

Le crâne n’a plus de rêves

Mines et éclats

Relents de trépas

Ne seront pas moi

Je dois tout effacer

A nouveau, le chercher

Joanna, en Seconde

A force de m’écrire

Je me découvre un peu

Je recherche l’Autre

J’aperçois au loin

Cette montagne paradisiaque

Le fruit de mon enfance joyeuse

Là je me retrouve

Je m’évade

Cette nature pleine de gaieté

Un cadeau du monde


Maxime, en Seconde

A force de m’écrire

Je me découvre un peu

Je recherche l’Autre

J’aperçois au loin

Un vide intérieur

Qui s’éveille en moi

Je peux voir un apparence trouble

Qui ne ressemble à rien

Une âme vide.

Au loin

Une plage désertique

Qui donne sur l’univers

Jusqu’à l’inconnu

Qui s’éveille en soi-même

Bravo aux apprentis poètes et merci à eux d’avoir partagé leurs émotions et leur talent !

« d’infinis paysages »….

c’est le thème du 13e Printemps des Poètes

 

 

Du 7 au 21 mars, des animations ont lieu dans les villes autour de la poésie.

AU CDI, nous mettons à votre disposition des recueils de poésies, des revues autour d’une petite exposition

Et nous vous invitons à exercer vos talents poétiques en continuant un poème d’Andrée Chédid.

A vous d’en imaginer la suite…


Qui sait, vous gagnerez peut-être votre premier prix de poésie !

Les explorateurs au musée du Quai Branly

Nous vous signalons ce très beau site du musée du Quai Branly à Paris sur les explorateurs.

On y découvre les grandes figures des explorations, la description de leurs voyages, des dossiers pédagogiques, des extraits littéraires.

Bonnes découvertes !

L’auteur de littérature jeunesse Guillaume Guéraud au CDI-Lycée

Vendredi 19 novembre, nous avons reçu l’écrivain Guillaume Guéraud au CDI.

Il était invité pour rencontrer la classe de Seconde 10 qui participe cette année à un Prix Littéraire avec une classe de Troisième du collège de La Sine. Ce prix a pour but de travailler la liaison 3e/2de en proposant des titres accessibles qui donnent ou redonnent l’envie de lire.  Les élèves lisent six romans et échangent leurs plaisirs de lecture sur un blog. Ils se rencontreront en fin d’année pour élire leur roman préféré.

Guillaume Guéraud fait partie de la sélection pour son roman « La Brigade de l’oeil ».

Ce livre met en scène la dictature du livre et de l’écrit, instaurée par la fascinante impératrice Harmony. Celle-ci fait respecter la loi Bradbury par des “brigades de l’œil” qui parcourent la ville pour traquer toute personne possédant encore des images. Malgré la terreur inspirée par cette loi, des rumeurs circulent au sujet de bobines de films miraculeusement préservées…

Les élèves, accompagnés par leur professeurs de Lettres et par les documentalistes, ont pu partager leurs impressions et poser des questions à l’auteur pendant deux heures.

Après une brève présentation de sa vie, Guillaume Guéraud a entamé la rencontre en demandant s’il y avait des élèves qui n’avaient pas aimé l’un de ses livres. Ils ont échangé sur son écriture, ses sources d’inspiration, sa vision du monde et de la société. L’auteur, passionné de cinéma, a clôturé la journée par la projection d’extraits de films qui lui sont chers comme « Les temps modernes » de Charlie Chaplin et « Il était une fois dans l’ouest » de Sergio Leone.

Les élèves vont rédiger des articles qui seront mis en ligne sur le blog ouvert à l’occasion de ce Prix littéraire.

Merci à Guillaume Guéraud d’avoir permis aux élèves de dialoguer avec un écrivain et d’avoir su se rendre proche, accessible, non sans un brin de provocation…

Wikipédia : qu’en pense l’écrivain Umberto Eco ?

Wikipédia est toujours très utilisée par tous, mais fait toujours polémique. En date du 10 septembre 2010, on pouvait lire un article sur le site 01.net intitulé « quand Wikipédia fait scandale ». L’auteur y relate quelques articles récents qui ont fait du bruit.

Il est intéressant de lire ce qu’un écrivain, connu pour sa grande érudition, pense de cet outil. Une interview qu’il a accordée à Wiki@Home nous éclaire sur son utilisation personnelle :

« À moi, Wikipédia apporte quelque chose, je trouve les informations dont j’ai besoin. Mais cela est dû au fait que je n’ai pas une confiance aveugle en elle, puisque l’on sait bien que plus Wikipédia se développe, plus se multiplient aussi les erreurs »

Sur le processus de validation de l’information, de sa qualité et des vérifications/corrections que les contributeurs apportent à Wikipédia, Umberto Eco reprend l’idée de James Surowiecki dans son livre La sagesse des foules, mais nuance le propos en parlant de « sagesse de la foule motivée ». Ainsi, « ce n’est pas le rustre ou l’analphabète qui intervient dans Wikipédia, mais celui qui déjà fait partie d’une population cultivée, ne serait-ce que parce qu’il utilise un ordinateur ».

L’échange se poursuit par une discussion sur la notion de travail collaboratif, puis sur le droit d’auteur. A ce propos, Umberto Eco confie que, bien qu’il tire ses revenus de la propriété intellectuelle, il laisse faire le piratage de ses oeuvres. Il rappelle que « jusqu’aux 16e et 17e siècles, un auteur parvenait à vivre parce qu’un mécène le payait. Peut-être qu’on y reviendra, qu’on ne sera plus payé par le public, mais par un mécène ».

Nous vous conseillons de parcourir cette interview, et nous vous invitons à échanger avec nous sur ce thème…


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