Catherine Hermary-Vieille au CDI-Lycée

Les élèves de l’enseignement d’exploration « Littérature et société » ont reçu  le jeudi 14 avril, au  CDI,  l’auteur de romans historiques Catherine Hermary-Vieille.

C’ ‘est la mairie de Nice qui a permis cet échange, et plus particulièrement l’équipe de Raoul Mille.  Cette opération existe depuis deux ans et s’inscrit dans une démarche de lutte contre l’illettrisme.

Catherine Hermary-Vieille est venue faire partager  à ces jeunes lecteurs, « le cheminement l’ayant conduit à l’écriture ».

Trois ouvrages ont été choisis pour la rencontre :

La Pointe aux tortues, Flammarion, 1994

Le Gardien du phare,  Albin Michel, 2007

Les Années Trianon,  Albin Michel, 2009

Elodie Bouhier et Joanna Pepin  Lehalleur  nous relatent à leur façon les échanges :

Compte-rendu de la visite de Catherine Hermary-Vieille

 Nous avons reçu le jeudi 14 avril, au C.D.I du parc Impérial, l’écrivaine Catherine Hermary-Vieille. Celle-ci, bien qu’étant française, vit à Washington. Elle écrit tout de même ses livres en français : elle nous explique que les Américains sont peu intéressés par la littérature française. Elle a été journaliste en 1985 et 1986 mais est maintenant écrivaine.

 Quelle est sa conception de l’écriture et de son écriture ?

Elle commence par nous par nous dire qu’il faut écrire pour être lu. Car si tous ses carnets étaient restés au fond de ses tiroirs, et qu’elle n’avait pas été publiée, ses personnages n’auraient pas pu prendre vie. Il faut écrire comme cela nous vient, et non en pensant au lecteur. Car en écrivant pour soi, on peut plus facilement toucher les autres. Elle a évoqué certains écrivains à qui les éditeurs demandaient d’écrire de la romance, de l’aventure… et qui écrivaient donc sur demande. Elle ne considère pas cela comme de l’écriture. Car elle-même écrit avec l’inspiration, qui lui vient le plus souvent le matin. Elle trouve ses idées de romans grâce à ses voyages, ses rencontres, ses discussions… L’écrivaine a eu l’air de se sentir tout de suite à son aise face à nous.

 Quels sont les coulisses de ses livres ?

Elle nous parle ensuite de ses livres, en commençant par La marquise des ombres : en écrivant ce livre, elle a redonné vie à une femme peu connue de l’Histoire, et c’est cela la magie de ses livres. Elle évoque ensuite La pointe aux tortues, un livre né d’un voyage à Cuba. Pour l’écrire, elle a passé beaucoup de temps sur cette île, elle a rencontré des Cubains ayant vécu la révolution évoquée dans son livre. Elle insiste beaucoup sur la véracité de ses informations. Ensuite, elle nous parle de son livre Les Années Trianon sur lequel elle a fait beaucoup de recherches. Les moindres détails de toilette, d’habitude son étudiés, pour nous donner une idée précise du milieu dans lequel se passe l’histoire. Avec tous ces romans historiques, Catherine Hermary-Vieille se définit justement comme une historienne, qui, à travers des romans, relate des faits véridiques. Mais elle écrit tout de même des romans fictifs, dont Le Gardien du phare, dont elle nous parle ensuite. A la suite d’une question posée sur la violence de ce livre et sur la vie difficile des personnages, elle nous explique que c’est dans ce livre qu’elle exprime l’agressivité qu’elle garde en elle. Selon elle, l’être humain a toujours une part de violence, qu’il doit exprimer d’une manière ou d’une autre. Et écrire est la meilleure façon de le faire. Quand elle nous parle de ses livres, elle a l’air heureuse, épanouie, et nous sentons tout le plaisir qu’elle prend à écrire.

 La séance se termine par environ dix minutes de lecture. C’est un extrait de Dracula, de Bram Stoker, qu’elle nous lit. Elle veut, avec cet extrait, nous montrer l’importance des descriptions. En effet, elle considère que les lieux, les personnages, l’ambiance du récit doivent être décrits pour que le lecteur soit immergé dans l’histoire.

Quand la cloche sonne, et que nous devons quitter Catherine Hermary-Vieille, les avis semblent mitigés. Malgré quelques avis critiques, je garde personnellement un bon souvenir de cette séance, jugeant tout de même que l’écrivaine nous avait parlé trop simplement, nous prenant sans doute pour moins bons lecteurs que nous sommes.

BOUHIER  Elodie,  2nde 12

UN METIER DE LIBERTE

J’ai entrepris de lire un des ouvrages de Catherine HERMARY-VIEILLE lorsque j’ai été avertie de sa visite prochaine. J’ai choisi Les Années Trianon, relatant la vie royale de Marie-Antoinette. J’ai donc pu découvrir une partie de l’auteure à travers son œuvre. Ainsi, j’ai appris sa passion pour l’Histoire. Mais la rencontre du jeudi 14 avril m’a permis, ainsi qu’aux élèves de seconde, d’en apprendre plus sur le métier d’écrivain ainsi que sur Mme HERMARY-VIEILLE.

 L’auteure est enfin arrivée. Une femme mûre, à l’aise et souriante, s’est présentée et, après avoir complimenté le CDI du lycée, a entamé une longue tirade : l’écrivaine a commencé par nous faire part de son point de vue sur l’écriture.

Pour elle, l’art est une expression personnelle qui peut avoir différentes interprétations selon sa sensibilité. Dans le mot art, l’auteure regroupe la peinture, la littérature et toutes les œuvres qui sont fruits de notre imagination. Par exemple, lors de la lecture d’un livre, l’interprétation du lecteur ne sera pas la même que celle de l’auteure. Catherine HERMARY-VIEILLE le souligne: « L’œuvre n’est jamais immobile, jamais figée ».

Écrire, c’est communiquer, c’est « créer un univers qui ne dépend que de soi. », nous dit-elle. Mais même si l’on souhaite communiquer, « on n’écrit pas pour faire plaisir aux autres, on écrit pour soi ».

Nous avons pu constater qu’écrire lui procurait vraiment du plaisir. En effet, l’écriture permet d’échapper à son destin, elle ne connaît pas de limites. Contrairement à notre vie, l’écriture est une liberté totale. L’imagination devient alors un pouvoir.

Ensuite, Catherine HERMARY-VIEILLE nous incite au plaisir de l’écriture en nous rappelant que nous avons tous un monde en nous, et que chacun à la capacité de l’exprimer.

Nous avons aussi pu remarquer que l’auteure est attaché à l’identité, et elle la défend. Cette dernière, nous raconte-elle, prend une grande importance quand on vit aux États-Unis.

Nous avons donc compris que, se tenait devant nous une femme passionnée, et avide de faire partager sa connaissance.

 Après en avoir fini avec les vertus de l’écriture, l’auteure décide de nous parler un peu d’elle et de ses procédés d’écriture.

Pour écrire, elle s’inspire de ses voyages et de ses rencontres. En effet, le monde réel influe sur le monde imaginaire et inversement. Nous avons pu apprendre qu’elle avait été journaliste, et qu ‘elle s’était rendue au Liban, avec comme prix à payer, l’insécurité.

Ensuite, elle nous confie qu ‘elle aime écrire le matin, et qu’elle retranscrit sur ses cahiers -et non à l’ordinateur !- ce qu’elle souhaite partager.

Puis, elle nous parle de quelques uns de ses livres.

Par exemple, La Pointe aux Tortues est un livre inspiré de son voyage à Cuba.

Après plusieurs questions posées sur le Gardien du Phare, elle nous confie que cet ouvrage lui tient beaucoup à cœur. C’est un livre parlant de la violence des liens sociaux.

En général, dans ses ouvrages, il y a une récurrence totale de la violence, et les protagonistes sont très souvent des femmes.

 Plus tard, nous posons des questions sur sa passion de l’Histoire.

En écrivant un ouvrage historique, Catherine HERMARY-VIEILLE., a l’impression de redonner vie à des personnages, que seul le temps sépare de nous.

La lecture des Années Trianon, livre historique, m’a rappelé le film Marie-Antoinette, et j’ai donc eu l’occasion de lui demander si elle s’était inspirée de la mode lancée par Sofia Coppola. Me répondant un peu côté, elle m’a avoué que le film lui avait plu au niveau de la mode, les costumes étaient splendides, comme les coiffures et le palais de Versailles. Or, dans ce film elle a pu noter des erreurs historiques.

 A la fin de l’entretien, elle illustre sa visite en nous lisant un passage de Dracula, s’intitulant Les Dents de la Nuit, écrit pas Bram Stoker.

Elle nous montre les procédés d’écriture d’un grand écrivain : la description des lieux qui doit plonger le lecteur dans l’ambiance, par exemple.

 L’entretien avec Mme Catherine HERMARY-VIEILLE s’est donc déroulé de manière très agréable. Nous avons eu en face de nous, quelqu’un de chaleureux et ouvert d’esprit, contrairement à certains écrivains.

Cependant, nous avons pu parfois avoir l’impression que l’auteure avait une idée préconçue de notre génération. En effet, elle s’est adressée à nous en pensant que nous n’aimions pas lire. En témoigne cette lecture finale, qui nous a rappelé la petite école…

Pour ma part, je reste sur une note plutôt positive de cet entretien. Nous continuerons donc à lire, car, comme l’a si bien dit Mme HERMARY-VIEILLe, « les livres n’existent que parce qu’ils sont lus » !

PEPIN LEHALLEUR  Joanna  2nde 12



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